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Le syndrome du colon irritable fait-il grossir ?

Même si sa prise en compte ne doit pas primer, il est important de se poser la question de notre poids. Au delà de l’aspect esthétique, la question du poids doit être posée puisque nous savons aujourd’hui que la récupération physique, la guérison et dans certains cas, la propension à tomber malade est plus grande chez les personnes en surpoids.
Je revisite donc cet article publié l’an dernier pour l’enrichir des informations que j’ai collectées durant ces derniers mois. J’espère que ces informations vous seront utiles.

Le Syndrome du colon irritable et la prise de poids ?

Le Syndrome du Colon Irritable (SCI) est une réaction au stress, à l’alimentation et à divers stimulus toujours en cours d’identification. Ce qui est connu, c’est que cette réaction altère au fil du temps les parois de l’intestin qui s’enflamment. Cette inflammation conduit au déséquilibre du microbiote. Les inflammations fragilise donc le colon. Celui-ci joue ensuite bien moins son rôle de barrière protectrice pour l’ensemble du corps. Des éléments pathogènes peuvent ainsi pénétrer notre corps et altérer son fonctionnement. Plusieurs recherches américaines démontrent que les hormones sécrétées par l’intestin régulent le poids. Un colon régulièrement irrité n’assure pas correctement la sécrétion de ces hormones et serait donc un facteur favorisant la prise de poids.

Les malades du SCI et l’alimentation

Par ailleurs, un terrain génétique est également à avancer pour la prise de poids. À rations caloriques identiques, les corps ne réagissent pas de la même manière. Certains grossiront alors que d’autres ne bougeront pas ou peu. Le capital génétique explique peut expliquer la prise de poids mais les études sur le microbiote démontrent que l’alimentation peut également être en cause.

Le déséquilibre entre deux grandes familles de micro-organismes du microiote (les Bacteroidetes et les Firmicutes) est prisée par les chercheurs. Fréquent chez les obèses, ce déséquilibre a été démontré en laboratoire et permet d’expliquer en partie pourquoi les régimes échouent sur les personnes en surpoids. Le microbiote déséquilibré induit un stockage des calories plus important et des complications métaboliques associées et notamment le diabète.

Chez les colopathes, la démonstration pourrait également se vérifier. Les adaptations alimentaires régulières des malades du SCI n’aident pas au maintien de poids. Le refuge des aliments « surs » qui limitent les gènes (constipation/diarrhée, gaz, ballonnement, brûlures…) exclut de nombreux légumes et légumineuses connus pour apporter des fibres, réguler l’absorption des sucres et/ou graisses et nourrir le microbiote. Ce régime « refuge » conduit également à apporter plus de féculents, de sucres raffinés et de graisses que le besoin physiologique. Progressivement, le corps s’adapte à cette nouvelle alimentation mais stocke l’excès de calories tout en déstabilisant la population de micro-organismes du microbiote. Les personnes qui souffrent du colon irritable lient ainsi deux facteurs nuisibles à leur poids idéal.

Vers une alimentation plus adaptée

Les règles pour une alimentation équilibrée son difficiles à tenir pour un malade de l’intestin irritable notamment en termes de fruits et légumes. Voici quelques règles alimentaires simples pour stabiliser votre poids.

  1. boire au moins 1,5 litre de liquides par jour,
  2. réduire les produits industriels qui contiennent des conservateurs irritants,
  3. limiter les boissons alcoolisées ou à base de caféine,
  4. éliminer tous les produits contenant des édulcorants comme le sorbitol,

Quant à la perte de poids, il existe une méthode simple mais fastidieuse pour l’obtenir. Si vous êtes intéressé, je pourrais partager avec vous mon expérience d’une perte réussie de 5 kg et un ventre plat ! Pour en savoir plus, abonnez-vous à la newsletter « Pourquoi je ne maigris pas ? ».

Sources : Inserm, manger-bouger.fr, livre « Les Bactéries, des amies qui vous veulent du bien » (Solar Éditions) du Pr Gabriel Perlemuter, chef du service d’hépato-gastro-entérologie à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, livre « Bien nourrir votre intestin » (Ed. Marabout) de Francisca Joly Gomez, gastro-entérologue, professeur de nutrition à l’université Paris-Diderot

 

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6 astuces pour lutter contre les effets pervers de la low Fodmap diète

Même si la low FODMAP ne fonctionne pas sur tous les cas de syndrome du côlon irritable, c’est aujourd’hui un outil couramment utilisé. Le principe est simple, il faut éliminer l’alimentation les produits contenants des sucres dits fermentables. C’est une méthode fastidieuse reconnue par les médecins qui impose de faire le point sur son alimentation. Cependant, il est important de garder en tête quelques règles simples pour réellement profiter de ses bienfaits. Lorsque ces règles sont oubliées, des effets contre-productifs peuvent surgir et donner le sentiment que la diète ne fonctionnement pas voire qu’elle augmente l’inflammation.

Petit rappel

La cure de Low FODMAP implique une consommation plus importante de fruits et légumes les plus favorables à la santé. Elle permet d’éliminer les sucres fermetables grâce à une méthode de retrait puis de réintégration progressive des aliments difficiles à digérer (en savoir +). Cette approche bien que restrictive aide à pallier les symptômes liés à la mauvaise santé intestinale et au manque de diversité bactérienne du microbiote. Concrètement, voici les avantages de cette méthode : 

  • elle augmente le volume des selles et facilite l’élimination,
  • elle améliore l’absorption du calcium,
  • elle permet équilibre le microbiote et  améliore la fonction immunitaire
  • elle diminue les niveaux de cholestérol, de triglycérides et de phospholipides sériques.

Cependant, le confort intestinal qu’elle apporte tend à faire oublier aux malades qu’il faut impérativement chercher un équilibre nutritionnel et interroger régulièrement sa pratique des low fodmap pour éviter un cercle vicieux.

1- Surveiller les portions

Le régime pauvre en FODMAP repose sur des quantités seuils. Plus les quantités ingérées sont grandes, plus le risque de dépasser ces seuils est important. Dans ce cas, un repas peut potentiellement devenir élevé en FODMAP.

Par ailleurs, les faibles quantités imposent de se concentrer sur la partie de l’aliment la plus faible en sucres fermentables. Les grandes quantités auraient tendance à inciter à consommer tout l’aliment y compris les parties élevées en sucres nocifs. La fleur de brocoli est faible en FODMAP mais sa tige est assez élevée en FODMAP. Consommer la fleur est l’idéal. Consommer l’ensemble du brocoli augmente les risques de dépasser le seuil de sécurité.

2- Opter pour plus grande qualité de produits

Les produits transformés voire la “mal bouffe” contiennent peu de fibres et beaucoup de sucres. Outre, les calories vides consommées, ces aliments ont une plus grande proportion de conservateur qui sont eux aussi des sucres très fermentables. Les plats cuisinés, les pochons vapeur et les barquettes prêtes à cuire sont donc à risque. Lisez les étiquettes et éviter les édulcorants, les polyols, et les conservateurs même pour les produits contenant un seul type d’aliment. Les produits frais et/ou non conditionnés sont donc incontournables.

3- Manger à des heures régulières

L’objectif de 3 repas et de 2 collations par jour est difficile à tenir surtout pour un adulte actif. Cependant, un apport régulier tout au long de la journée évite les grignotages et les besoins de compensation le soir. Manger régulièrement, éviter de sur-solliciter un côlon fragilement irritable sur un seul repas. La régularité limite les aigreurs des repas trop copieux le soir et les risques d’inflammation associés voire les petits grignotages souvent très riches en sucres fermentables.

4- Rester hydraté

L’eau est la base du fonctionnement de notre corps. Elle permet les échanges, facilite le maintien de la température de notre corps et elle contribue à notre bol alimentaire. L’eau fait gonfler les fibres alimentaires essentielles dans la low FODMAP diet notamment pour les colopathes à tendance constipée. L’élimination des selles est facilitée et le tactus également.

5- Manger plus de fibres

Le régime faible en low FODMAP implique souvent l’élimination de grandes sources de fibres indispensables à une bonne santé intestinale. Les fibres apportent pourtant les probiotiques quei nourrissent le microbiote permettant de digérer mais aussi de maintenir un équilibre de santé. Il est donc important de rester vigilant et de consommer le plus de fibres faiblement fermentables (avoine, courges, quinoa…).

6- Changer régulièrement vos habitudes

A force de vous concentrer sur des aliments “sûrs”, les malades oublient souvent qu’ils ne sont pas forcément sains consommer en trop grande quantité ou seul. Manger beaucoup de viande est une approche intéressante pour limiter les douleurs mais ce n’est pas bon pour les reins ni pour vos sphincters anaux.

Faire un point régulier sur son alimentation est un bon moyen de ne pas s’enfermer sur une liste très réduite d’aliments et de ne pas s’ennuyer à manger toujours la même chose. Prendre les conseils d’un nutritionniste ou simplement relire la méthode low fodmap pour faire sa liste de courses est une bonne solution pour profiter sur le long terme des bienfaits de la diète. Comment vivez-vous votre low fodmap diète ?

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Et si la santé de votre intestin se voyait sur la balance !

1722402_m9014441355349824205.jpgNous rentrons dans la période, où comme tous les ans, nous nous posons des questions sur notre silhouette. Avant de surfer sur internet pour trouver le dernier régime à la mode, il est important de prendre quelques précautions et de s’assurer un résultat.

Si notre corps n’est pas prêt à une perte de poids, il est fort possible que tous les efforts mis dans la bataille contre la balance ne donnerons pas entière satisfaction. Parmi les nombreux produits disponibles sur le marché, il en existe une régles simple pour préparer l’organisme à se délester de quelques kilos sans irriter le tube digestif.

 Commencer son régime en prenant soin de son intestin

Le mécanisme de prise de poids ou de perte de poids est aujourd’hui assez bien connu. La différence entre l’énergie consommée et l’énergie apportée permet de connaître l’impact futur sur la balance. Cependant, de nombreuses personnes ont du mal à prendre ou à perdre du poids malgré une vigilance accrue sur ce différentiel calorique.

La cause vient peut-être du lien particulier que le tube digestif entretien avec le cerveau. Ils communiquent en effet via 2 modes différents et complémentaires.

La voie hormonale qui permet à l’intestin d’informer le cerveau via le sang qu’il est temps de manger parce qu’il est vide. Les nutriments présents dans le tube digestif stimule la production d’hormones au cours de la digestion. Cet échange est plutôt lent est ne permet pas d’envoyer un alerte lorsqu’un aliment est nocif.

La voie électrique est l’autre mode de communication bien plus rapide. Des chercheurs ont démontré que le tube digestif était tapissé de millions de neurones. Ces cellules sont souvent appelées le « deuxième cerveau« . Le nerf vague assure la communication directe entre le cerveau et ce réseau neuronal. Tous les éléments qui ne conviennent pas à notre tube digestif sont donc potentiellement le cause d’une information qui met notre cerveau en alerte.

Notre corps a été conçu pour lutter contre l’adversité et n’a que peu évoluer depuis la préhistoire. Notre organisme évalue rapidement les risques pour nous protéger d’éventuels dangers. Un intestin malade enverra donc principalement un message d’alerte. Le cerveau se préoccupera plus de cette urgence que de l’écart calorique. La fleur intestinale ou le microbiote est donc un trésor à maintenir en bonne santé si l’on veut maigrir dans de bonnes conditions.

Comment prendre soin de son intestin ?

Les fibres des fruits et légumes sont essentielles pour nourrir le microbiote. Chaque variété de bactéries y trouve de quoi se multiplier de façon optimale. Des chercheurs de l’INRA ont montré que plus l’apport en fibres est grand, plus la diversité et le nombre d’espèces de bactéries sont importants dans l’intestin. Le microbiote en est d’autant plus stable et équilibré. La fermentation des fibres lors de la digestion par les bactéries produit un effet protecteur qui limite les processus inflammatoires. La fermentation produit même du glucose directement dans l’intestin. Ce glucose apporte une rapide sensation de satiété et limite la prise alimentaire.

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A l’inverse, une alimentation déséquilibrée, riche en graisse et/ou en sucre, génère un apport calorique mal toléré par le microbiote. Le corps stocke bien sûr des graisses mais le microbiote peine à se nourrir convenablement. La diversité des bactéries intestinales est perdue. Une fois déséquilibré, le microbiote perd ses effets protecteurs et provoque des inflammations. Des diarrhées, de la constipation et des douleurs surviennent. Certains chercheurs expliquent en partie le syndrome du colon irritable.

De la même manière, la consommation excessive de protéines tend à endommager le microbiote. Lorsqu’une quantité trop importante de protéines est ingérée, le microbiote ne peut généralement pas tout dégrader. La quantité restante se dégrade donc plus lentement en produisant des molécules toxiques pour les cellules de la muqueuse intestinale et pour le reste de l’organisme. C’est pour cela que les régimes hyper-protéinés ne doivent pas être trop utilisés. Les sulfures toxiques que génèrent les protéines non absorbées sont nuisibles pour les reins. 

Bien amorcer votre perte de poids

Si  vous projetez perdre ou prendre du poids, il est donc primordiale de commencer par muscler votre microbiote.

Une alimentation équilibrée est la base mais ce n’est pas suffisant. Il faut concentrer sa consommation sur des produits non transformés, des  fruits, des légumes crus et beaucoup d’eau. Il suffit de 3 jours pour restaurer la flore intestinale. Une diète composée de fruits et légumes frais est une bonne solution.

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Pour maintenir le bonne équilibre de votre flore intestinale, il faut également prévoir l’apport en produits fermentés, en prébiotiques ou en probiotiques. C’est également une très bonne manière de réensemencer le tube digestif et de rééquilibrer le microbiote après une longue maladie ou une prise d’antibiotique.

J’ai même même testé cette approche et j’ai perdu 4 kilos en une semaine. A vous de trouver la diète idéal mais le fait est le résultat est là.