Elle… son syndrome du colon irritable

La maladie du côlon irritable n’est pas très connue. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, ce n’est pas très glamour de parler de son colon. Seuls les petits enfants peuvent parler de leurs pipis et propos, non ? Ensuite, cette maladie se caractérise par de nombreux symptômes. Chacun d’entre eux peut-être traité individuellement ou non, de façon occasionnelle ou continue. Par ailleurs, le parcours médical pour identifier la maladie est long et mal jalonné y compris par les médecins.
Alors voici une définition ! C’est un parti pris car cette définition est proche de ce que je vis. Elle aussi suffisamment « large » pour que vous vous y reconnaissiez si vous cherchez des informations sur la maladie.

Les caractéristiques du colon irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble fréquent qui affecte le gros intestin (côlon). Voici la définition du syndrome proposée par l’association de patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (Association des Patients du Syndrome Souffrant du Syndrome de l’Intestion Irritable, APSSII).

« Le SII est une maladie chronique qui associe des douleurs abdominales, des ballonnements et des troubles du transit (avec diarrhée ou constipation prédominante, voire une alternance des deux). Ces symptômes doivent être suffisamment fréquents et anciens.« 

Vous trouverez d’autres appellations à cette maladie : colopathie fonctionnelle ou colon spasmodique. Dans les pays anglo-saxons, on parle actuellement de « irritable bowel syndrome (IBS) ». C’est d’ailleurs sous cette derniére appellation que vous trouverez le plus d’études scientifiques, de blogs et d’articles. Les plus grosses recherches ont effectivement été réalisées par des laboratoires anglais et australiens.

Le côlon ou intestin irritable en France

La maladie n’est que peu documentée. Du coup, il est difficile de savoir combien de français en souffrent. Les données varient entre 5% et 10% de la population française. Les symptômes variant d’une personne à l’autre, peu de médecins sont a priori capables d’établir un diagnostic. Je vous invite donc à vous documenter et à vous rapprocher de votre médecin avec le fruit de votre recherche. Parmi, les documents de référence dans ma bibliothèque, il y a 3 chouchous en ce moment

  1. une BD simple qui décrit le parcours des patients : l’intérêt c’est qu’elle donne toutes les informations utiles aux patients qui s’ignorent,
  2. un livre simplissime à lire, le charme discret de l’intestin, le livre best-seller de Giulia Enders, étudiante en gastro-entérologie, qui présente le fonctionnement de l’intestin. Il n’est pas dédié au SII mais il permet de comprendre les impacts d’un dysfonctionnement du colon. Et puis disons le, il se lit comme un roman, un vrai bonheur !
  3. un livre dédié, Irritation du colon, les raisons de la colère : ce livre parle de tout, de la maladie, des remèdes possibles et des attentes de recherche et/ou de prise en charge. C’est plus pointu mais il est conçu pour être lu par thématique. par ailleurs, il est écrit par un médecin reconnu, le professeur Jean-Marc Sabaté gastro-entérologue et chercheur à l’Inserm en physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur..

La maladie en quelques bulles…

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Le charme discret de l’intestin, tout sur un organe mal aimé

Le charme discret de l'intestin

Intestin irritable, les raisons de la colère

Pr Sabate

Intestin irritable ou l’irritation du 2ème cerveau

Je souligne les impacts psychologiques de la maladie. Les angoisses qu’elle génère me conduisent parfois à passer de la plus profonde apathie à la colère, des éclairs de génies à un manque de clairvoyance total. Ce tend parfois à me faire penser que je ne suis pas bonne à grand chose. Cela dure heureusement jamais mais j’ai la chance d’être bien entourée…
Durant mes recherches, j’ai découvert que le côlon possède un fonctionnement autonome. Il s’auto-régule. Pour autant, il renvoie au cerveau des informations sur son état de fonctionnement ou plutôt de non fonctionnement. Ses messages chimiques envoyés au cerveau tendent sur le long terme à alourdir le système tout entier. Dans le pire des cas, l’SII mène donc à de graves déprimes qui s’ajoutent aux autres symptômes.
Soigner cette maladie se fait donc en trouvant toutes sortes de remèdes physiques et mentaux.

Une réflexion au sujet de « Elle… son syndrome du colon irritable »

  1. […] tube digestif était tapissé de millions de neurones. Ces cellules sont souvent appelées le « deuxième cerveau« . Le nerf vague assure la communication directe entre le cerveau et ce réseau neuronal. Tous […]

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