Le Syndrome du Colon Irritable: vers un diagnostic fiable

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Connaissez-vous les déclencheurs organiques du syndrome du côlon irritable ?

Décrite comme une maladie liée au stress au sens large associée à une forme d’intolérance aux aliments, le syndrome du colon irritable (SCI) est une maladie mal connue. Les malades ne souhaitent pas parler de leurs symptômes socialement gênants (diarrhée, constipation, ballonnement…). Les médecins n’arrivent pas à identifier sans le moindre doute ce syndrome tant les variantes sont nombreuses. Pourtant, l’Université Technique de Munich (UTM) a décelé récemment « des indices initiaux » sur les déclencheurs organiques de la maladie. Une personne sur six pourrait ainsi être diagnostiquée plus simplement qu’aujourd’hui.

Vers un diagnostic du colon irritable

Une équipe interdisciplinaire européenne, basée en Allemagne, a ainsi cherché à identifier des biomarqueurs  permettant de déceler les changements organiques générés par le SCI. A l’issue de cette recherche, les biologistes de l’UTM seront peut-être capables de diagnostiquer la maladie. Jusque là diagnostiquée par exclusion d’autres maladies, le colon irritable pourra bientôt est identifié par ses propres marqueurs biologiques. Les malades n’auraient donc plus à passer les différents examens concernant les maladies digestives pour être informés sur leur maladie.

Une fonction nerveuse hypertrophiée chez les malades atteints du colon irritable

La majorité des recherches menées par les biologistes de l’UTM se focalisent sur les fonctions nerveuses du colon et plus particulièrement sur les facteurs pathogènes qui altèrent la muqueuse des malades de SCI.

Les premiers résultats proviennent de manipulations réalisées en laboratoire sur la muqueuse intestinale. Des biopsies réalisées sur des colons de patients souffrant de SCI et sur les colons de témoins en bonne santé ont permis de démontrer les muqueuses de malades du SCI « déclenchaient une activation nerveuse » et libéraient des molécules pathogènes. Les propriétés d’activation nerveuse des muqueuses concernées sont dues à des protéases, enzyme qui coupe les liaisons des protéines entre elles. Cette enzyme a été étudiée en profondeur par les chercheurs afin de définir un profil protéique du SCI. Cette analyse a mis à jour près de 204 profils différents.

Traitement de l’SCI prochainement

Forts de ces découvertes, les chercheurs ont tenté de limiter voire de l’hypersensibilité du colon grâce aux profils  protéiques. Un inhibiteur de protéase issu d’une souche de probiotique, le Bifidobacterium longum, a ainsi été découvert.

L’heure du diagnostic simplifié du syndrome du colon irritable est donc proche. Gageons que la détection des biomarqueurs du Syndrome du Colon Irritable s’intensifie et que la médication sur profil protéique se développe.

 

Le syndrome du colon irritable fait-il grossir ?

Le SCI n’est pas connu pour faire perdre du poids. Il n’altèreque peu la capacité du corps à capter les nutriments. Cependant, pour vire auquotidien leur maladie, les colopathes font régulièrement des adaptations de leuralimentation. Ces adaptations peuvent causer des variations dans la poids.
Comment IBS a un impact sur votre poids ?
Le SCI mène à d’importante douleurdurant la digestion. Pour limiter les gènes, les malades sont amenés à
Manger moins et à réduire leurcharge calorique,
Se concentrer sur les aliments non déclencheurs et àmanger plus que leur besoin physiologique.
Plusieurs recherches démontrentégalement que des hormones provenant de l’intestin régule le poids. Un colonréguliérement irrité serait donc un facteur favorisant le prise de poids.
SCI et alimentation
Les personnes qui souffrent ducolon irritable prennent généralement l’habitude de fractionner leurs repaspour faciliter la digestion. Certains sont ainsi conduits à grignoter ce qui n’aidepas à maintenir son poids. Par ailleurs, les contraintes de la maladieconduisent en plus de fractionner l’alimentation à un régime pauvre en graissemais riches en glucides. Là encore, les risques de prise de poids augmentent. Dansle même temps, le bol alimentaire s’apauvrit en fibres car celles-ci génèrentle plus souvent des gaz, des ballonements et des douleurs supplémentaires.
Cette restriction est pourtantune mauvaise formule car il accentue la constipation. L’idéal est en effet de d’ajouterentre 2 à 3 grammes de fibre par jour en buvant beaucoup d’eau jusqu’àatteindre entre 22 et 34 grammes par jour pour un adulte.
Bon à savoir : les produits alimentaires suivants sont mal digérer par lescolopathes et induisent une prise de poids
-les boissons alcoolisées,
-les boissons à base de caféine,
-les produits alimentaires contenant des édulcorants comme lesorbitol,
-les produits alimentaires connus pour causer le gaz comme lesharicots et les choux,
-les produitstrès gras,
-les produits au lait entier,
-les aliments frits.

Pour simplifier l’approche alimentaire, il est important depenser à la diéte à base de low FODMAP.
Laperte de Poids de conclusions ou le gain peuvent être un effet secondaired’IBS. Cependant, il y a les approches de régime qui peuvent vous aider àréduire vos symptômes en maintenant un poids sain

15 conseils pour faire du sport avec le colon irrité ?

Si comme moi, vous avez décidé d’être mieux dans votre corps, j’imagine que vous vous êtes spontanément dit qu’il fallait faire du sport. Et puis l’instant d’après, vous vous êtes ravisé. Faire du sport alors que votre ventre vous joue des tours ? Pourtant, la démarche est la bonne pour se sentir plus en forme et plus vif. Il faut retrouver du tonus et réduire son niveau de stress. Il n’y a que le sport qui puisse proposer cela en même temps. Mais comment courir avec des douleurs abdominales ? Comment faire de longues marches sans toilettes à proximité ? Alors je vous pose les questions inverses. Comment favoriser son transit intestinal ? Comment se libérer de ses gaz ? Comment gagner en énergie ?

Des études ont d’ailleurs permis de démonter que l’intensité des douleurs abdominales et des troubles du transit des colopathes baisse (sans pour autant disparaître) sur des sujets qui pratiquent régulièrement un sport.

Pourquoi faire du sport ?
Le sport est, bien sûr, une bonne alternative à tous ces maux. Il faut donc trouver le sport le plus adapté et le rythme à employer. Il faut également admettre que certaines adaptations sont à faire. Oui, vous allez avoir besoin d’aller à la selle avec votre séance de sport. Oui, vous aurez peut-être mal au ventre à la reprise du sport. En contrepartie, vous allez réguler votre transit, vous allez gagner en vigueur. En acceptant cela et en vous lançant, vous risquez une seule chose : chasser votre bluzz et ainsi abaisser votre niveau de stress. Un cercle vertueux lorsque l’on sait
– que les abdominaux contribuent à une meilleure élimination,
– que l’évacuation du stress participe à un mieux être,
– et qu’un corps tonique va contribuer à votre estime de soi.

Choisissez votre sport
Il n’y a pas de règle en la matière. Vous pouvez opter pour votre sport favori à condition de progresser par pallier pour ne pas trop stresser votre corps. Vous avez tout intérêt à ne pas vous dégoutter dès le première séance. Il faut également vous donner des possibilités d’évoluer graduellement en vous tenant à des étapes avec de petites progressions mais des progressions régulières.
Votre objectif : 1,5 heure d’activité physique hebdomadaire.

Si vous n’êtes pas féru de sport, vous pouvez également tester le yoga, les séances de pilâtes ou le tai chi. Ces sports vous permettront de travailler votre tonus et votre capacité à faire votre introspection.Attention, il existe différents type de pratiques de ces sports allant de la plus douce à la plus intensive. Renseignez-vous avant de commencer ou faîtes-vous accompagner. Vous pouvez également travailler votre respiration et votre activité cardiovasculaire comme la marche, la course à pieds ou encore la nage. Pour progresser, il faut simplement persister. Faites des recherches sur internet, il existe différents programmes disponibles sur ces sports et tous les niveaux sont représentés.

Des astuces pour mieux vivre le sport
Tous les grands sportifs vous diront que le sport n’a pas que des bons côtés. L’effort mène souvent à des difficultés gastriques même lorsque l’on n’a pas de prédisposition particulière à cela. Les sportifs souffrent également de brûlures d’estomac, de diarrhée ou de ballonnement. Parmi les causes probables, la compression du tube digestif durant l’effort, la réduction du flux sanguin (qui va irriguer les muscles, le cœur et les poumons) et des mauvaises habitudes alimentaires.
Il faut donc opter pour des sports limitant la distorsion du buste. Si vous êtes gymnastique, revoyez vos postures. Apprenez également à respirer pour apporter à vos tissus le plus d’oxygène possible. Enfin, soyez vigilants, le régime faible en FODMAP doit être accompagné de petits aménagements. Voici les règles que propose Jean-Jacques Menuet, docteur en médecine spécialisé en nutrition du sport.

1- Limitez les fibres la veille et pendant le repas qui précède la séance : pas de crudités ni légumes ou fruits secs.
2- Evitez les boissons contenant du fructose particulièrement indigeste, les boissons gazeuses, et les boissons glacées.
3- Réduisez votre consommation de graisses : évitez les barres trop grasses, la pâte d’amande…
4- Commencez votre séance le plus hydraté possible et continuez de vous hydratez durant votre séance.
5- Buvez et mangez par petites quantités, régulièrement pendant l’effort.
6- Ne mangez pas de produits laitiers avant, pendant et après l’effort.
7- Préférez les produits sans gluten avant l’effort

Manger, bouger et faire du sport
Naturellement il est vivement conseillé d’avoir une activité sportive régulière car le sport est un excellent anti-stress. Il agit aussi sur la qualité du sommeil. Même si vous ne vous lancez pas dans la préparation d’un marathon, gardez en tête ces repères.
1- Organisez vos repas pour être rassasié.
2- Mangez plus les jours de sport : 1 ou 2 collations supplémentaires pour manger toutes les 4 heures.
3- Préparez des repas équilibrés contenant des lipides et des protéines en proportions équivalentes.
4- Excluez de votre alimentation les produits à risque les jours de sport : le sport stresse le corps en lui imposant un effort, il ne faut pas en ajouter.

Hydratez-vous avant, pendant et durant le sport !
Les liquides sont souvent oubliés au quotidien : eau, infusion, thés, tisanes. L’eau participe à de nombreux échanges dans notre corps, il est important de s’hydratez régulièrement pour permettre à votre corps d’éliminer les déchets. L’idéal : 1,5 l par jour à raison d’un verre toute les heures. Si vous avez du mal à boire, optez pour une petite bouteille que vous remplirez au tout long de la journée. Il suffira de la remplir 3 fois par jour pour avoir la bonne quantité d’eau !
N’oubliez pas que quand vous avez soif, au moment où votre corps réclame des nutriments (l’eau est un nutriment), c’est qu’il est déjà trop tard (il est déficient).

Ne Limitez que les calories vides
Réduire le nombre de prise alimentaire n’aide ni à réduire les symptôme du Syndrome du Colon Iirritable (vous prenez de l’air) ni à maigrir. A l’inverse, sauter des repas va limiter l’acces à une quantité suffisante de nutriments.
Les calories nourrissent le muscle. Plutôt que réduire vos quantités alimentaires, faites attention à la qualité des vos apports nutritionnels (vigilance sur les proportions) et éliminer la malbouffe. C’est une chose qu’un colopathe sait. Pour autant, il arrive souvent que des petites erreurs alimentaires nous conduisent à la diarrhée. Voici une petite liste de ce qu’il faut éviter de consommer trop fréquemment :
1- les produits à forte teneur en matières grasses qui intensifient le transit,
2- les produits à faible teneur en fibres pour une bonne densité des selles,
3- les édulcorants artificiels et les additifs alimentaires qui tendent à accroître gaz et ballonnements.

Voici mes astuces, quelles sont les vôtres ?

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